La main au collet, Le mystère de la chambre jaune, la mort aux trousses, Laura..., la liste des toiles de Claude Gazier est en forme de palmarès d'un Festival de Cannes, de Venise ou d'ailleurs. Des toiles de cinéma, il retire la quintessence, l'émotion, le mythe, et, sur l'écran noir de ses toiles blanches, fait s'accoupler le cinéma et la peinture.
En trompe l'œil ou en arrêts sur image, en gros plan ou en panoramique, ses tableaux sont les hommages les plus infidèles au 7ème Art et les aveux les plus doux au grands mythes de la pellicule.
Architecte de formation, Claude Gazier vit à Lyon. Il a fait ses études à l'Ecole des Beaux Arts de Paris et, pour sa thèse, a travaillé sur le trompe l'œil architectural. C'est sans doute une des raisons qui l'ont amené à travailler une surface de plus en plus rugueuse et épaisse, créant ainsi une nouvelle sorte d'impressionnisme pointilliste : abstraite et tachiste de près, l'image est nette et précise avec le recul. Minérale, tel un fragment de mur, la peinture est changeante selon les éclairages et les points de vue.