Claude Gazier peint des scènes de cinéma : des plans qui représentent presque toujours des couples. Les acteurs qui les incarnent étaient et demeurent célébrés (en leur temps, c’étaient des stars, aujourd’hui, ce sont des mythes). Il s'agit donc nécessairement d’un cinéma devenu ancien : celui des grandes heures de Bogart et Bacall, par exemple, et ce ne peut être le cinéma d’aujourd’hui. Ce qui intéresse l’artiste est ce qui habite sa mémoire, comme sans doute la nôtre aussi.
La main au collet, Le mystère de la chambre jaune, la mort aux trousses, Laura..., la liste des toiles de Claude Gazier est en forme de palmarès d'un Festival de Cannes, de Venise ou d'ailleurs. Des toiles de cinéma, il retire la quintessence, l'émotion, le mythe, et, sur l'écran noir de ses toiles blanches, fait s'accoupler le cinéma et la peinture.